Tina Blanche

Née en 2001, je vis et travaille entre Bordeaux et le Pays basque.

La peinture occupe une place centrale dans ma pratique. Je la développe principalement sur toile, papier ou tissu, à travers des formes rapides, directes, construites par superpositions, recouvrements  et effacements. J’y travaille des figures fragmentées, des textes, des tensions entre vide et saturation, ainsi qu’un rapport physique à la matière. Mes peintures se construisent souvent dans l’élan, en laissant visibles les traces du processus et les accidents de fabrication.

Mes projets s’ancrent dans des situations vécues, souvent liées au monde du travail, aux relations de proximité et aux formes d’attention. Ces expériences nourrissent ma manière de peindre, en donnant place aux gestes répétitifs, aux rythmes contraints, aux corps fatigués ou aux espaces traversés quotidiennement.

Je développe également en parallèle une pratique hybride, qui rassemble vidéo, animation, écriture et édition. Ces médiums me permettent d’aborder certaines situations autrement, de travailler la durée, le rythme, lemontage ou de faire circuler images, récits et expériences d’un support à l’autre.



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Peintures
Vidéo
Dessins
Écrits

CV




Formation
2024 - 2026 — DNSEP
Beaux-arts de Bordeaux

2019 - 2024 — DNA
Admise avec félicitations
Beaux-Arts de Biarritz

2019 — Baccalauréat Littéraire Section européenne Espagnol
Lycée Saint-Thomas d'Aquin, Saint-Jean-de-Luz




Expositions2026

Vendredi 5 juin 2026
L’île des morts


à la Réserve – Bienvenue, Bordeaux, 91 rue de Marmande

du 5 juin jusqu’à la mort

Vernissage le vendredi 5 juin 2026 à 18h30


Fanzone — Exposition collective — Galerie Bazar Générale, Paris — 25 avril au 10 mai 2026

Premier Boum — Exposition personnelle — Théâtre National Bordeaux-Aquitaine — 21 janvier au 12 février 2026

2025

Portfolio : éventrer le béton — Exposition collective — FRAC Nouvelle-Aquitaine MÉCA — 4 avril au 18 mai 2025

Déplacement compris — Court-métrage, projection publique — Cinéma Utopia, Bordeaux — 2 juin 2025

La peau du raisin s'est collée à ta gorge — Court-métrage, projection publique — Cinéma l'Atalante, Bayonne — 15 mai 2025

2024

Rien n'est vrai tout est vivant — Exposition collective — Sous le commissariat de Leïla Couradin — Cité des Arts, Bayonne — 26 juin au 17 octobre 2024



Expérience professionnelle
2026 — Olalaland — Contribution au dispositif scénique, dessin en direct — Spectacle de Lionel Dray et Clémence Jeanguillaume (en cours de production)

2026 — Éditions Synonymes — Participation à la création du premier volet de l'édition initiée par Leah Williamson

2023-2024 — Stage — Bitamine Faktoria, Irun, Espagne — Fabrique de création et de production culturelle transfrontalière — Recherche et production de projets artistiques dans un contexte binational









Last Updated 24.10.31


Tina Blanche

ig : 




SÉLECTION DE TRAVAUX

©iso.ebabx

APRÈS TOUT
2026
Vue d’accrochage
École Supérieure des Beaux-Arts de Bordeaux
Peintures acryliques sur papier

Cette série de peintures sur papier est réalisée d'un seul élan, dans une même journée. Je travaille à partir de souvenirs qui apparaissent au moment de peindre, sans image préalable. Je commence par une forme simple (un visage, un corps, un texte) puis je reviens dessus. Je recouvre, je déplace, j'ajoute. Les figures ne tiennent pas complètement : elles glissent entre plusieurs états, apparaissent puis disparaissent sous les couches. Le travail avance par répétition. D'une feuille à l'autre, les mêmes formes reviennent, se transforment, se simplifient ou se perdent. Je travaille aussi par collage, en ajoutant des papiers fins sur des supports plus épais, en jouant avec la transparence et les superpositions de couleurs. J'essaie d'épuiser quelque chose, sans jamais y arriver complètement.      



©iso.ebabx  


©iso.ebabx  

Vue d’accrochage
2026
École Supérieure des Beaux-Arts de Bordeaux
Peintures acryliques sur papier
Toiles libres
Vidéos sur écrans


 


©iso.ebabx

TU ME TOUCHES LE VENTRE
AVANT LA MAUVAISE NOUVELLE 

2025
Acrylique sur toile
180 x 160 cm
Vue d’accrochage
École Supérieure des Beaux-Arts de Bordeaux
Le texte apparaît dans la peinture comme une phrase adressée, écrite rapidement. Il ne décrit pas l’image mais introduit un décalage, une tension, quelque chose qui précède ou qui suit. Les corps se construisent autour de cette phrase sans s’y ajuster complètement. Ils restent instables, pris dans un moment incertain. Le texte agit comme une couche supplémentaire : il recouvre, interrompt, déplace la lecture de l’image.      



©iso.ebabx

PREMIER BOUM
2026
      Acrylique sur draps en coton
Peinture in situ, recto-verso
500 x 280 cm
      Exposition Premier Boum
Hall Vitez
Théâtre National Bordeaux-Aquitaine
Vue extérieure    
Premier Boum est une peinture réalisée sur des draps en coton cousus ensemble pour s’adapter à l’espace de la vitrine.
Le titre renvoie à des premières fois intenses : premiers émois, premières fêtes, premiers chocs sans récit fixé.
Peinte recto-verso, la pièce impose une expérience fragmentaire : selon la position, une partie de l’image échappe, obligeant à accepter de ne pas tout voir.
      D’un côté, un texte peint rapidement ; de l’autre, des figures qui se construisent dans un temps plus long.
      Les corps, souvent enlacés, restent ambigus : on ne sait pas s’i.els sont ami.es ou amant.es.
      La peinture se déploie dans une économie de gestes rapides, entre apparition et transformation dans la peinture.      





Exposition Premier Boum, Hall Vitez
Théâtre National Bordeaux-Aquitaine
Vue intérieure    







The Party #1 : Le boom c’est la fin, la boum c’est le début. au sujet de l’exposition de Tina Blanche sur

une invitation de This mess we’re in et de la Plateforme Master Art de l’ebabx avec des étudiant·es,

Corentin Canesson, Nicolas Milhé et Sébastien Vonier.

Janvier 2026

Leah Williamson

Une peinture à mesure de l’espace vitré, ou sinon le barbouillage. Premier Boum* présente ici non sans sens, où le titre intègre la forme dans une continuité des gestes de ces deux personnages aux yeux fermés. Tina Blanche est une artiste vacillant entre Bordeaux et le Pays Basque, pays de ses merveilles. À la croisée de la peinture, il y a aussi la vidéo et l’écriture qui prend au ventre. Tina Blanche s’inscrit dans une démarche à double fond : interroger le travail lui-même et là où l’amitié et l’amour se confondent, se rencontrent et s’enlacent comme elle entrelaisse ses pinceaux.

Dans son dernier film Déplacement Compris, elle explore le quotidien, les liens familiaux et amicaux qui l’accompagnent. Ces relations ordinaires deviennent le terrain de situations pour sa peinture, jamais vraiment définie. L’amour et l’amitié se confondent définitivement, comme boom! et boum. Ils s’aiment peut-être. Ils dorment sûrement.

Pour Tina, peindre est une urgence. Elle traverse cette urgence en la créant, comme si vingt-quatre heures étaient toujours trop courtes pour la party colorée. Faire avant que ça refroidisse, à l’image du monde dans lequel elle se trouve. Pourtant, cette vitesse cohabite avec un désir profond de ralentir, de motoriser ce temps. Le quotidien devient alors un premier éclat.

Son urgence est aussi une réalité biographique, ses gestes parmi de multiples tafs alimentaires : hôtellerie, aide à domicile, ménage, restauration, usine… Tina refuse de considérer le boulot comme une contrainte ou une perte de temps, maintenant pris comme un point de tension central. Ici tout se touche.

Pour sa première exposition personnelle, Tina Blanche réalise une peinture in situ, teintée par le recto-verso des vitres, pensée comme un premier débordement, boom dehors, boum dedans. Ce grand format impose une nouvelle temporalité pour Tina : plus grand, plus long, plus urgent, moins contente de la lenteur. Plusieurs jours de retours, retourner la toile, en rupture avec ses habitudes.

Cette pièce explose à l’échelle de l’espace autant que dans ce qu’elle contient : deux figures proches, une intimité ambiguë, une fête primitive où tout commence. Les corps sont souvent rapprochés, endormis ou emmêlés dans des gestes doux, sur des tons pâles. Regarde, les figures se confondent dans l’air, yeux fermés en absence de pupilles, voici la pudeur. Les contours noirs s’invitent après, comme pour retenir ce qui a déjà été fait. Tina Blanche cherche à retrouver des gestes d’enfants matérialisés, nourris par sa propre expérience de grande dormeuse. Premier Boum comme la première nuit sans doudou, et une C.E. à la main.

Entre boom! et boum, ça cogne. Elle ne peint pas des faits, mais l’état des choses. Des zones floues où les genres, les rôles et les liens restent ouverts. Des liens sans mode d’emploi. On ne sait plus très bien qui aime qui, sauf elle-même.